Le barème du concours SESAME tient en une phrase officielle : « seules les bonnes réponses sont prises en compte (pas de points négatifs) ». Une erreur ne retire rien. Une case vide ne rapporte rien. Conclusion immédiate : une case vide est toujours perdante, parce qu’une réponse au hasard a une chance d’être juste et ne coûte rien si elle ne l’est pas. Voici le calcul, et la méthode pour ne plus jamais rendre une copie avec un trou.
Ce que dit exactement le barème
Sur chacune des sept épreuves écrites, les questions sont des QCU (une seule bonne réponse) ou des QCM (plusieurs bonnes réponses possibles). Pour toutes, la règle est la même : les bonnes réponses rapportent des points, les mauvaises n’en retirent pas. Le concours le précise sur sa page des épreuves écrites.
Une nuance existe sur l’épreuve d’analyse documentaire : pour les questions d’analyse, le concours indique un barème gradué selon la part de bonnes réponses (tout juste, au moins la moitié, sinon rien). Même là, une question vide ne rapporte rien : la règle « on répond » reste la bonne.
Le calcul : combien coûte une case vide ?
Prenons une épreuve de 40 questions à choix unique avec quatre propositions.
| Ce que tu fais sur une question que tu ne sais pas | Espérance de points |
|---|---|
| Tu laisses vide | 0 |
| Tu réponds au hasard parmi 4 | 1/4 de point |
| Tu élimines une proposition absurde et tu choisis parmi 3 | 1/3 de point |
| Tu élimines deux propositions et tu choisis parmi 2 | 1/2 point |
Sur dix questions où tu ne sais pas, laisser vide rapporte 0. Répondre au hasard rapporte en moyenne 2,5 points. Éliminer une proposition à chaque fois, 3,3 points. Ce sont des points que tu ne peux pas perdre, puisque le pire cas d’une réponse fausse est… zéro, exactement comme la case vide.
Il n’y a aucune situation, à SESAME, où laisser une case vide rapporte plus que répondre. Aucune.
Pourquoi les candidats laissent quand même des cases vides
Parce que le réflexe scolaire dit « je ne sais pas, je ne réponds pas ». Parce que les épreuves sont courtes (moins d’une minute par question en enjeux contemporains, en français, en langues) et que le temps s’arrête avant qu’on ait tout vu. Et parce que certains candidats préparent aussi ACCÈS, où le barème pénalise les erreurs, et transposent la prudence d’un concours à l’autre.
Les trois causes ont la même solution : une routine de fin d’épreuve.
La méthode : deux passages et une minute de sécurité
- Premier passage. Tu traites tout ce que tu sais, vite. Sur une question qui bloque, tu coches ton meilleur choix provisoire (jamais rien) et tu notes le numéro.
- Deuxième passage. Tu reviens sur les numéros notés, dans l’ordre où tu te sens le plus proche de la réponse.
- La minute de sécurité. À une minute de la fin, tu arrêtes de réfléchir et tu vérifies qu’aucune case n’est vide. S’il en reste, tu coches : n’importe quoi vaut mieux que rien.
Le point 1 est le plus important : cocher une réponse provisoire dès le premier passage garantit qu’il ne restera aucune case vide même si le temps te rattrape avant la minute de sécurité.
Ce que ça change dans ta préparation
Si répondre à tout est la règle, alors s’entraîner à répondre à tout est la préparation. Concrètement :
- Chronomètre chaque série. Le réflexe de la case vide vient du manque de temps ; il se corrige en travaillant au rythme réel, 45 secondes ou deux minutes par question selon l’épreuve.
- Entraîne l’élimination. Sur une question inconnue, cherche systématiquement la proposition absurde. Passer de quatre à trois propositions fait monter tes chances de 25 à 33 % : c’est un point gagné toutes les douze questions au hasard.
- Fais des épreuves blanches sans correction avant la fin. C’est la seule façon de vérifier que tu rends sans trou quand le temps presse vraiment.
- Compte tes cases vides, pas seulement tes erreurs. Une série avec trois erreurs et zéro case vide est mieux réussie qu’une série avec une erreur et cinq cases vides.
Le cas des QCM à plusieurs bonnes réponses
Quand plusieurs réponses sont possibles, la logique reste la même : rien n’est retiré pour une case cochée à tort. Il faut tout de même rester raisonnable : cocher les quatre propositions n’est pas une stratégie, puisque la question attend un ensemble précis de réponses. Coche ce dont tu es sûr, ajoute ce qui te paraît probable, et passe.
Une question de ce type, pour voir :
Et à ACCÈS, le lendemain ?
Tout l’inverse. Le barème ACCÈS part d’un capital de points, retire davantage pour une erreur que pour une absence de réponse, et donne un bonus quand les quatre items d’une question sont justes. Répondre au hasard y fait baisser la note. Si tu passes les deux concours, tu changes de réflexe entre le 7 et le 8 avril : c’est le sujet de Barème ACCÈS : quand répondre et quand s’abstenir, et de la fiche Répondre à tout, ou se taire ?.
À retenir
- Barème SESAME : seules les bonnes réponses comptent, pas de points négatifs.
- Une case vide vaut zéro, comme une erreur. Répondre est toujours au moins aussi bon que ne pas répondre.
- Coche une réponse provisoire dès le premier passage, et garde une minute pour vérifier qu’il ne reste rien de vide.
- Entraîne-toi en conditions réelles pour que le réflexe devienne automatique.
Pour le détail de chaque épreuve et trois questions d’entraînement : la page du concours SESAME.
Source : épreuves écrites, concours-sesame.net, consulté le 16 septembre 2026.
