Le barème du concours ACCÈS repose sur un capital de points : chaque erreur l’entame (pénalité P), chaque absence de réponse l’entame aussi mais moins (pénalité p, inférieure à P), et un bonus récompense les quatre items justes d’une même question. Les valeurs chiffrées ne sont pas publiées par le concours. Elles ne sont pas nécessaires : l’ordre des pénalités suffit à savoir quand répondre et quand se taire. Voici le raisonnement.
Ce que dit le concours
Sur les épreuves de raisonnement logique et mathématiques et d’anglais, chaque question comporte quatre items A, B, C, D, à déclarer vrais ou faux. Le concours décrit la notation ainsi : « chaque candidat entame l’épreuve avec un capital de points initial », « une erreur entraîne une pénalité déduite de votre capital », « une absence de réponse est également pénalisée ». Et un bonus est attribué lorsque les quatre items d’une question sont justes.
Trois grandeurs, donc, dont on ne connaît que l’ordre : le bonus B, la pénalité d’erreur P, la pénalité d’absence p, avec p plus petit que P.
Le calcul sur un item isolé
Considère un item sur lequel tu estimes ta probabilité d’avoir juste à c (entre 0 et 1).
| Ce que tu fais | Ce que tu perds, en moyenne |
|---|---|
| Tu laisses vide | p, à coup sûr |
| Tu réponds | P avec une probabilité (1 − c), donc (1 − c) × P en moyenne |
Répondre est meilleur que s’abstenir quand (1 − c) × P est plus petit que p, c’est-à-dire quand ta certitude c dépasse 1 − p/P.
Ce seuil dit deux choses sans qu’on ait besoin des chiffres :
- Comme p est plus petit que P, le seuil est strictement supérieur à zéro : répondre au hasard (c = 1/2 sur un vrai/faux) n’est jamais garanti rentable, et l’est d’autant moins que p est petit devant P.
- Comme p n’est pas nul, le seuil est strictement inférieur à un : s’abstenir par principe est une erreur. Dès que tu es nettement plus sûr que le hasard, tu dois répondre.
Autrement dit : on ne répond pas quand on ne sait rien, on répond quand on est plutôt sûr, et la frontière exacte dépend de valeurs que le concours garde pour lui. En pratique, la plupart des candidats situent leur ligne aux alentours de « j’ai une bonne raison de le penser », ce qui est le bon ordre de grandeur.
Le bonus change le calcul du quatrième item
Le bonus B ne tombe que si les quatre items sont justes. Un item vide l’exclut d’office. Donc quand tu es sûr de trois items sur quatre, le quatrième vaut plus que lui-même : y répondre juste rapporte, en plus, le bonus.
Sur ce quatrième item, répondre devient intéressant dès que c × (B + gain d’un item juste) dépasse (1 − c) × P − p… ce qui abaisse le seuil par rapport à un item isolé. Sans chiffres, retiens la règle pratique : quand trois items sont acquis, investis du temps sur le quatrième et réponds-y si tu penches d’un côté. Quand tu n’es sûr que d’un ou deux items, le bonus est hors de portée et chaque item se juge seul.
Ce que ça donne, question par question
- Résous d’abord ce qui peut l’être (calcul, tableau, schéma) avant même de lire les items.
- Juge chaque item séparément : vrai ou faux, avec la preuve. Ne cherche pas d’équilibre entre les quatre.
- Classe ta certitude : sûr, probable, aucune idée.
- Réponds aux « sûr » et aux « probable ». Laisse vide les « aucune idée ».
- Si un seul item te sépare des quatre justes, reprends-le : une minute de plus s’y justifie, et une réponse penchée vaut mieux qu’un vide.
Essaie sur cette question : quatre items, et compte combien tu en tranches avec certitude.
Les deux erreurs opposées
L’erreur SESAME : répondre à tout. Le candidat qui a passé SESAME la veille arrive avec le réflexe de cocher partout. À ACCÈS, chaque item deviné à pile ou face expose à P, alors que se taire ne coûte que p. Sur une épreuve entière, ça pèse.
L’erreur de prudence : ne répondre qu’aux items dont on est certain à cent pour cent. Chaque vide coûte p, et surtout ferme la porte au bonus. Le candidat prudent rend une copie sans grosse faute et sans grand score.
La bonne position est entre les deux, et elle se règle par l’entraînement : après quelques dizaines de questions corrigées item par item, on sait à quoi ressemble « plutôt sûr ».
Et l’anglais ?
Même barème, même format, mais 75 questions en une heure : moins de cinquante secondes chacune. Là, le seuil de certitude se joue à l’oreille. Sur une règle de grammaire que tu connais, réponds. Sur un mot de vocabulaire jamais vu, laisse. Le détail est sur la page de l’épreuve d’anglais ACCÈS.
À retenir
- Une erreur coûte plus qu’une absence ; une absence coûte quand même ; les quatre justes rapportent un bonus.
- Réponds quand ta certitude dépasse un seuil situé entre le hasard et la certitude absolue ; ne réponds pas au hasard.
- Trois items acquis : travaille le quatrième, le bonus est en jeu.
- Le réflexe s’apprend en s’entraînant item par item, avec un item vide qui rend la question fausse, comme le jour J.
Pour aller plus loin : la page du concours ACCÈS, la fiche Les quatre items d’ACCÈS, et l’article miroir Barème SESAME : pourquoi il ne faut jamais laisser une case vide.
Sources : modalités du concours et épreuve de raisonnement logique et mathématiques, concours-acces.com, consultés le 16 septembre 2026. Les valeurs de P, p et B ne sont pas publiées par le concours et ne sont pas reproduites ici.
